Créer une micro entreprise
- prysk7
- 17 juil. 2015
- 3 min de lecture

Si l'on souhaite créer son entreprise seul et avec une petite structure, il est possible de s'orienter vers la création d'une micro-entreprise.
Voici les solutions à envisager :
créer une entreprise individuelle
statut d'auto entrepreneur
EIRL : Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée
EURL : Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
SASU : société par actions simplifiée unipersonnelle.
Créer une micro entreprise : pour qui ?
Les entrepreneurs individuels qui pensent que leur chiffre d'affaires n'excédera pas un certain plafond peuvent s'orienter vers le régime de la micro-entreprise.
Certaines activités sont exclues de ce système.
Le plafonds du chiffre d'affaires
Pour pouvoir bénéficier du régime de la micro-entreprise, l'entrepreneur ne doit pas réaliser un chiffre d'affaire annuel supérieur à :
82 200 € pour les activités commerciales
32 900 € pour les prestations de services
82 200 € au total et 32 900 € pour la part des prestations de services, en cas d'activité mixte.
Les activités exclues pour créer une micro entreprise
Ne peut pas être considérée comme micro-entreprise :
une société
un organisme sans but lucratif
un office public ou ministériel.
Par ailleurs, on ne peut pas être une micro-entreprise si l'activité consiste à :
vendre, acheter, lotir des biens immobiliers
réaliser des opérations de location de matériels ou de biens de consommation durables, sauf lorsqu'elle présente un caractère accessoire et que cela est en rapport
intervenir sur les marchés financiers.
Régime social, TVA et fiscalité
Le régime de la micro-entreprise présente des spécificités tant au niveau du régime social, que de la TVA et de la fiscalité.
Régime social pour créer sa micro-entreprise
Les entreprises créées sous le statut de la micro-entreprise relèvent du régime social des indépendants (RSI).
Elles peuvent au choix être sous le régime :
micro-social : le montant des cotisations sociales est calculé selon un taux global qui varie selon l'activité exercée et qui s'applique au chiffre d'affaire mensuel ou trimestriel
de droit commun : l'assiette de calcul des cotisations est défini selon l'imposition des bénéfices.
La TVA
Une micro-entreprise n'est pas assujettie à la TVA.
Elle ne facture pas de TVA, mais ne peut pas récupérer non plus de TVA sur ses achats et investissements.
Deux types de fiscalité
Les entreprises créées sous le régime de la micro-entreprise peuvent bénéficier de deux types de régimes fiscaux :
Deux régimes fiscaux
Régime classique de la micro-entreprise :
C'est le régime attribué de plein droit
Le micro-entrepreneur n'a pas à établir une déclaration fiscale au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou au titre des bénéfices non commerciaux (BNC).
Il suffit de porter son chiffre d'affaires annuel sur la déclaration de revenu n°2042.
Régime du versement libératoire :
Le micro-entrepreneur qui veut en bénéficier doit en faire la demande auprès du RSI (Régime social des Indépendants).
Il règle l'impôt sur le revenu correspondant à son chiffre d'affaires en même temps que les cotisations sociales, chaque trimestre ou chaque mois.
Le taux appliqué varie en fonction de l'activité du micro-entrepreneur.
Adapté aux petites structures
Le régime de la micro-entreprise a été mis en place afin d'être adapté aux petites structures et présente donc certains avantages pour celles-ci :
accompagnement et aide à la création d'entreprise spécifiques
simplification des démarches de création
simplification de la gestion d'entreprise
régime fiscal simplifié.
Des formalités simples pour créer une micro entreprise
Les formalités de création d'entreprise sont simplifiées au maximum pour les micro-entreprises.
Elles doivent uniquement déclarer leur activité auprès d'un centre de formalités des entreprises(CFE).
Celui-ci est différent selon l'activité de la micro-entreprise :
Chambre de commerce et d'industrie (CCI) : pour les commerçants
Chambres des métiers et de l'artisanat : pour les artisans
URSSAF : pour les professions libérales
Greffe du tribunal de commerce : pour les agents commerciaux.




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